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Lumbago et Ostéopathie

Dans cet article vos ostéopathes vous donnent quelques informations utiles pour comprendre et soulager le Lumbago

Rappel anatomique de la colonne vertébrale

Lumbago et ostéopathie, qu’elle est le lien?

L’ostéopathie permet dans de nombreux cas de soulager le lumbago, une douleur du bas

du dos qui est très fréquente et extrêmement handicapante.

Pour comprendre comment les ostéopathes traitent ce type de douleurs, il est

important d’avoir quelques bases d’anatomie et de biomécanique lombaire.

 La colonne lombaire constitue le bas du dos. Elle se compose de cinq vertèbres

relativement massives qui, ensemble, adoptent une courbure à concavité postérieure

(creux vers l’arrière du corps). Ces vertèbres reposent sur le sacrum, lui-même situé

au-dessus du coccyx.

 Comme à tous les autres étages de la colonne vertébrale (ou rachis), des disques

s’intercalent entre chaque vertèbre. S’ils permettent, entre autres, la mobilité des

vertèbres les unes par rapport aux autres, ils sont suppléés dans cette tâche par des

facettes articulaires.

 Les deux facettes articulaires supérieures de L2 (la deuxième vertèbre lombaire), par

exemple, vont s’articuler avec les deux facettes articulaires inférieures de L1. Les

deux facettes articulaires inférieures de L2, elles, s’articulent avec les deux facettes

articulaires supérieures de L3.

De très nombreux ligaments et les capsules articulaires assurent le maintien de ces pièces

osseuses entre elles. De même, un grand nombre de muscles très puissants relient les

différentes structures ; d’autres, plus petits, gèrent la mobilité au niveau des facettes

articulaires.

Bon à savoir : pour apprendre à mieux connaître son dos et la lombalgie, l’Assurance

maladie propose une application gratuite « Activ’Dos » disponible sur smartphone.

 

Mécanisme lésionnel du lumbago

Un lumbago entraîne une douleur lombaire (mal de dos). La douleur apparaît lorsqu’un ou

plusieurs des petits muscles qui contrôlent la mobilité des facettes se spasment. En se

bloquant, ils vont « verrouiller » la vertèbre qui va rester fixée dans une position anormale et

perdre sa mobilité naturelle.

Ce type de blocage intervient principalement suite à un effort brusque ou violent. Toutefois,

il est permis de penser que les vertèbres qui vont être en restriction sont celles qui sont déjà

fragilisées par certaines dysfonctions viscérales.

Certains problèmes viscéraux vont donc fragiliser les vertèbres lombaires au niveau

desquelles émergent les nerfs destinés à innerver :

 le côlon ;

 l’intestin grêle ;

 les reins ;

 les organes du petit bassin (génito-urinaires).

Prenons un exemple : un problème tel qu’une constipation va provoquer un excès

d’informations neurologiques en provenance du côlon.

 Les régions vertébrales lombaires correspondantes verront leur réactivité accentuée

et, en cas de tension, elles ne pourront plus s’adapter.

 Elles se bloqueront donc pour éviter le sur-accident.

Traitement ostéopathique du lumbago

C’est en prenant en compte le mécanisme lésionnel que nous venons d’évoquer que

l’ostéopathe sera en mesure d’obtenir rapidement des résultats parfois

spectaculaires.

L’anamnèse (interrogatoire), combinée à quelques tests ostéopathiques, permettra de

déterminer si l’origine du lumbago est :

 traumatique :

 faux mouvement,

 effort brusque,

 effort violent ;

 secondaire à un problème viscéral concernant :

 le côlon,

 l’intestin grêle,

 les reins,

 les organes génitaux ;

 une combinaison des dysfonctions ostéo-articulaires et viscérales.

Les techniques mises en œuvre seront adaptées au patient et à la douleur qu’il présente. Il

faut le plus souvent aborder les trois sphères dans le cadre du traitement d’un lumbago.

 

Approche structurelle

D’un point de vue structurel, le thérapeute fera en sorte de libérer les tensions musculaires

et les blocages articulaires.

 Les techniques de fascia seront privilégiées en cas de douleurs importantes.

 Les trusts peuvent être envisagés sur les lumbagos qui ne sont pas hyperalgiques ou

en fin de séance une fois que l’ensemble de la zone sera détendu.

 Parfois, les manipulations cervicales seront nécessaires, à l’autre extrémité du rachis,

pour permettre un relâchement lombaire.

 

Approche viscérale

Le traitement de la mobilité et de la motilité viscérale sera souvent primordial.

 Le traitement viscéral intervient généralement dans un premier temps

(éventuellement après un travail crânien).

 L’ostéopathe saura quels sont les organes à travailler grâce à l’anamnèse et à ses

tests palpatoires.

 

Approche crânienne

Le travail crânien sera très important dans le cadre du traitement d’un lumbago, car si les

membranes de tensions réciproques (MTR) sont en tension, elles vont verrouiller la zone

lombaire.

Non seulement le traitement sera peu efficace, mais la récidive sera inévitable à plus ou

moins long terme.

Le travail s’effectuera essentiellement sur les articulations centrales : frontal, symphyse

sphéno-basilaire (SSB qui constitue l’articulation centrale du crâne) et occiput-C1 (première

vertèbre cervicale).

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